Équipements individuels et collectifs
Chaleur et soleil
Une fouille se fait à ciel ouvert, souvent l'été, sur un décapage sans ombre où le sol renvoie la lumière. Les avant-bras, la nuque et le visage prennent les UV du matin au soir, et la chaleur use les équipes bien avant la fin de la campagne. Ce rayon réunit ce qui protège le corps de l'exposition : une protection solaire qui résiste à la transpiration et à la poussière sur une journée entière, et de quoi soulager muscles et articulations après les heures passées à genoux ou à la brouette. Depuis 2025, l'évaluation du risque lié à la chaleur fait partie des obligations de l'employeur sur les chantiers : ce matériel en est la partie individuelle, à glisser dans chaque sac de terrain. PLANETARCHEO sélectionne des produits conçus pour le travail en extérieur, pas pour la plage.
3 produits 1 marque Se protéger du soleil et de la chaleur pendant la fouille

Le guide du rayon
Se protéger du soleil et de la chaleur pendant la fouille
Sur un chantier archéologique, l'exposition au soleil n'a rien d'occasionnel : elle dure des semaines, huit heures par jour, sur des zones du corps que l'on oublie. La protection solaire et la récupération font partie de l'équipement individuel au même titre que les gants ou les genouillères.
Choisir sa protection solaire pour le terrain
Le premier critère est la tenue à l'effort : une crème de vacances se dilue dans la sueur en une heure. Pour la fouille, on cherche un indice élevé (SPF 50 ou 50+), une résistance annoncée à l'eau et à la transpiration, et une protection UVA qui dure plusieurs heures, car personne ne s'arrête toutes les deux heures pour se recrémer. Le format compte autant que la formule : un stick solide s'applique sur le nez, les oreilles et les lèvres sans se salir les mains pleines de terre, et il ne fuit pas dans le sac ; une lotion couvre bras, nuque et jambes le matin avant de descendre dans la fouille. Les deux se complètent.
Tenir la journée par forte chaleur
La protection de la peau ne suffit pas : la chaleur fait perdre eau et minéraux, et la vigilance baisse avec eux. Le rayon Hydratation réunit de quoi garder de l'eau fraîche au bord de la coupe. Sur le chantier, on complète par des pauses à l'ombre aux heures les plus chaudes et un rythme de travail adapté : l'employeur doit désormais évaluer le risque lié aux épisodes de chaleur intense et organiser le chantier en conséquence.
Récupérer après l'effort
Décaper à la truelle des heures durant, remonter des seaux, pousser la brouette : les articulations et les muscles le rappellent le soir. Un soin à effet froid, appliqué au roll-on sur les genoux, les lombaires ou les avant-bras, apporte un soulagement immédiat sans graisser la peau ni les mains. Ce sont des produits d'usage externe, sur peau saine, à ne pas confondre avec un traitement médical.
Questions fréquentes
Stick ou lotion ?
Le stick pour les zones exposées et les retouches en cours de journée, la lotion pour couvrir les grandes surfaces le matin. Sur une longue campagne, les deux dans le sac.
Une protection solaire tient-elle sous la poussière et la sueur ?
Seulement si elle est formulée pour l'effort : vérifier la mention de résistance à l'eau et à la transpiration, et renouveler l'application après une pause déjeuner ou un passage à l'eau.
Les formules naturelles protègent-elles autant ?
L'indice SPF se mesure selon la même norme quelle que soit la formule : la part d'ingrédients naturels ne change rien à la protection affichée.
Quelles zones protéger du soleil quand on fouille ?
Celles que la posture expose. Penché sur la coupe ou accroupi, on offre au soleil la nuque, le haut du dos, l'arrière des bras et le bas du dos quand le tee-shirt remonte. Le dessus des mains et les oreilles prennent aussi toute la journée. Un couvre-chef qui protège la nuque et une tenue légère mais couvrante règlent l'essentiel ; la protection solaire couvre ce qui reste à découvert.
Faut-il une protection solaire par temps couvert ?
Oui. Une bonne part des UV traverse les nuages, et on s'en méfie d'autant moins qu'on n'a pas chaud. Le risque est le même au printemps, en début de saison, quand la peau n'a pas encore été exposée et que l'on reprend des journées entières dehors après des mois de post-fouille en intérieur. Sur un chantier, la protection solaire fait partie de la routine du matin, quel que soit le ciel.
Comment reconnaître un coup de chaleur sur un chantier ?
Maux de tête, nausées, vertiges, crampes, grande fatigue ou propos confus chez un fouilleur par forte chaleur doivent faire arrêter le travail. On l'installe à l'ombre, on le rafraîchit en mouillant la peau et on le fait boire s'il est conscient. Une confusion, une perte de connaissance ou une peau très chaude et sèche signalent un coup de chaleur, urgence vitale : appeler le 15 ou le 112 sans attendre.
PLANETARCHEO équipe les archéologues depuis 2009 et choisit ce rayon avec le même regard que le reste du matériel de terrain : des produits qui tiennent une journée de fouille, pas une après-midi de plage.